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Petite fée des étoiles (1)
Les nuages dans le ciel sont tout gris, Seul dans ma chambre je médite, souriant A quelques photos souvenir du fond du coeur, J'entends les douces vagues, remous de la vie
S'échouent au rivage de mes pensées, sortant De leur hors temps, comme écume, ancreur La peauvie - mémoire de l'âme - des scènes, Des émotions, trouvées en tiroirs de peines
Ah, si j'avais jamais existé ! Petite question Posé au voile qui tombe, laissant entrevoir La bibliothèque où mes souvenirs reviennent, Chaque tiroir contient son livre d'histoires
Ah, si j'avais jamais existé ! Petite question Interminable, qui n'a de réponses, ainsi fait Est l'existence, et si ? je m'invente un miroir, Il ne sait me donner de réponse, trop éthéré...
Ah, si j'avais jamais existé ! Petite question Qui tourne rond, instants où l'on broie du noir. Dehors je regarde le ciel, il s'est réchauffé, Un vent souffle sur feuilles, les faits danser.
Le coeur serait-il comme une grande bibliothèque Où des pages volent, mais jamais ne pourront S'en échapper ? Il pleuvra encore trop sans raison Avant que la source ne se tarisse et devienne sec
Il suffit parfois d'un doux sourire, d'un regard Pour tout oublier, pour ne voir plus que le phare... Le phare qui nous conduit tous à l'amour tant espéré, Où de l'étoile, d'un simple geste, mot va embraser...
Des poussières ont regagné leur immobilité, Des feuilles mortes au sol se sont posées, Prêtes à nourrir les verres et des champignons, Et bien d'autres en corps, pour nouvelles créations
Le ciel, prêt du lac, joue encore avec les ombres, Les branches se trémoussent, je suis à l'Union, Je m'assois sur le lit de verdure, humant l'atmosphère, L'humidité automnale, mes pieds sont encore sur terre...
Le ciel, prêt du lac, joue encore avec les ombres, Des chiens se jettent à l'eau, faisant scission A l'ordre de leur maître, prêt à coucou aux canards, Je plonge, rite incessant, en oraison, monte le regard
Les ombres prêt du lac jouent avec le ciel étendu, De nouvelles couleurs d'automnes au frisson tombe, La symphonie rentre en silence, et je m'envole, Je m'envole vers les étoiles, le coeur en obole
Je m'envole à la rencontre de ma fée d'étoile, La fée à qui je conte mes larmes, mes espoirs, Je vais la retrouver pour qu'elle me dévoile Tendresse de l'éveille, montre nouvelles histoires
Je m'envole à la rencontre de ma fée d'étoile, Elle me parle de ma muse, me parle du joviale, Me susurre de continuer l'encre à faire couler, De l'océan de mes rêves en sortira la réalité...
© Pascal Lamachère
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